.B i e n v e n u e.s u r.L o v e - i n - N Y C.

.B i e n v e n u e.s u r.L o v e - i n - N Y C.
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♫ [ Song ] ♫
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________'_______'Love-in-NYC_____
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___New-York... Une ville immense où la
_plupart des gens ne font que se croiser.
___Mais c'est dans cette ville qu'Adam,
_un architecte de 27 ans, va rencontrer
_Elizabeth, jeune assistante d'édition de
_25 ans...



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________'______.Personnages_____
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___'_Adam Howard Ian Somerhalder
_-_Elizabeth Evans Kristen Bell

___J'ajouterai les autres personnages à
_cette liste au fur et à mesure, et je les
_présenterai à la fin de l'article où ils
_apparaissent.
___Cependant, l'histoire tournera essen-
_-tiellement autour d'Adam et Elizabeth.



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________'______Note de l'auteur_-_
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● L'histoire est totalement inventée, toute ressemblance avec une autre "story" ou "fiction" serait purement fortuite.

● L'histoire, les montages, les décos et la mise en page sont tous réalisés par moi-même, si ce n'est pas le cas, un lien sera alors visible sur l'article correspondant.

● Si vous prenez un montage ou une déco, prévenez-moi et mettez un lien vers mon blog, ça ne coûte rien et vous respectez mon travail. Par contre, si vous reprenez du texte ou l'idée générale de cette histoire dans votre blog, il s'agit de PLAGIAT.

● Les MAJ seront faites régulièrement, un article sera posté chaque week-end.

● Les com's ne sont pas récompensés (du moins pour l'instant) mais laissez-en, ça fait toujours plaisir !

● Toutes les critiques sont acceptées dès lors qu'elles sont constructives, ce qui veut dire insultes prohibées !

● Chaque article sera accompagné d'une chanson et d'un blog coup de coeur. Si vous voulez que j'ajoute autre chose, dites-le moi !

● Vous pouvez me contacter via la messagerie skyblog.

● Ceci n'est pas ma première histoire, mais elle sera totalement différente des autres.

● Si j'ai oublié quelque chose, dites-le moi, je le rajouterai à la suite ^^


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Pub :
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Une dernière chose...
J'écris pour le plaisir, parce que j'aime ça et que je veux le faire partager. Je ne peux pas m'en passer.
Je ne cherche en aucun cas à être blog star ou à entrer dans les tops, à avoir le plus d'amis ou de commentaires possibles.
Néanmoins, je ne vais pas vous mentir, avoir votre avis me ferait très plaisir.

# Posté le dimanche 29 juillet 2007 13:42

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 03:33

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Vendredi 23 Septembre - 13h52 – Detroit :

___En cette fin septembre, le soleil se faisait discret. Les feuilles des arbres commençaient à prendre leurs couleurs automnales, bercées par une brise légère. Une jeune femme blonde, en tailleur pantalon noir sous son trench écossais, se pressait sur Woodward Avenue. Ses cheveux virevoltaient sous l'effet du vent, tout comme le bout de son écharpe rouge dans son dos. Elle bifurqua sur Clifford Street, marchant toujours avec la même allure, puis, quand elle arriva au coin de Griswold Street, elle se mit à courir aussi vite que lui permettaient ses talons hauts. Arrivée devant un grand immeuble, elle s'arrêta, et poussa la lourde porte de verre. Le hall était très vaste et le décor, épuré. Sur la gauche, trois fauteuils design étaient installés autour d'une table basse et à proximité d'un distributeur, pour les visiteurs. Le comptoir d'accueil en bois brut s'étendait au fond à gauche. Une hôtesse était assise derrière celui-ci, prête à accueillir d'éventuels visiteurs, mais pour le moment, elle se limait les ongles, sous le regard des hommes de la sécurité, assis derrière leur comptoir, de l'autre côté du hall. La jeune femme se dirigea vers le poste de sécurité, tout en sortant une carte de son sac à main.


- Ah, Elizabeth, juste à temps ! lança un des hommes.

- Oui, oui, je sais, lui répondit-elle tout en pointant.



Elle partit ensuite en direction des ascenseurs, situés entre les deux comptoirs et derrière des tourniquets.


● ● ●


___Au 10ème étage, elle sortit de l'ascenseur et se dépêcha de rejoindre son bureau. C'était une petite pièce, assez mal éclairée puisque les fenêtres étaient inexistantes, et décorée avec des étagères remplies de dossiers multicolores. Elizabeth s'installa derrière son petit bureau, placé sur la gauche, dans la longueur de la pièce. Elle enleva son trench, l'accrocha au porte-manteau derrière elle et s'assit. Soudain, un homme d'une cinquantaine d'années surgit de la petite porte au fond de la pièce.


- Elizabeth, venez s'il vous plaît, j'ai à vous parler.

- Oh, Monsieur, je suis désolée si je suis un peu en retard...

- Mais non, ce n'est pas grave, ce n'est pas pour 2 minutes. Venez, entrez.



Elizabeth se leva, et entra dans le bureau de cet homme. Il lui intima de s'asseoir, referma la porte et s'assit derrière son bureau, face à la jeune femme.


- De quoi s'agit-il ? demanda-t-elle, bloc-notes et stylo à la main.

- Posez ça, Elizabeth, dit-il en riant.

- Mais... commença-t-elle, étonnée.

- Cela fait maintenant deux ans que vous travaillez ici, n'est-ce pas ?

- Euh... Oui, à quelques mois près.

- Très bien, mais cet emploi n'est pas celui auquel vous aspiriez, c'est bien ça ?

- Effectivement, ce n'est pas tout à fait ce dont j'avais rêvé...

- Elizabeth, j'ai pu observer vos compétences, vos qualités, autant sur le plan professionnel qu'humain. Vous faites de l'excellent travail, alors que vous n'aimez pas particulièrement ce que vous faites.

- Où voulez-vous en venir, Monsieur, je ne comprends pas, demanda-t-elle, un peu perdue.

- Miss Evans, vous savez que tous les ans, j'ai l'opportunité de proposer ou d'appuyer des candidatures pour des augmentations, etc. N'est-ce pas ?

- Oui, mais je n'ai rien demandé, répondit-elle, sceptique.

- Les demandes ne viennent pas forcément du côté des employés. Bref, je trouve que vous méritez un meilleur poste, et la direction également. Vous aviez déjà été choisie, je n'ai eu qu'à appuyer la proposition. Maintenant, c'est à vous de décider. Un poste d'assistante d'édition vous attend.

- Oh ! Merci beaucoup, Monsieur ! Je suis très surprise, mais agréablement surprise ! Vous n'auriez pas plus de détails ? Quand est-ce que je peux commencer, par exemple ? lança-t-elle, joyeuse.

- Attendez, ne vous emballez pas, il y a une information à prendre en compte... Ce poste est à New-York.

- Ah... En effet... dit-elle, un peu déçue.

- Bon, je vous laisse cette feuille, toutes les informations sont données. Salaire, maison d'édition, etc. Vous avez le temps d'y réfléchir.

- Combien de temps exactement ?

- Une semaine.

- Une semaine ? répéta-t-elle, incrédule.

- Réfléchissez-y vite et bien. Vous n'aurez peut-être pas deux fois une telle opportunité. Vous pouvez disposer.

- Bien, encore merci Monsieur.



Sur ce, Elizabeth sortit du bureau de son supérieur et s'affala sur sa chaise de bureau Ikea®, déterminée à éplucher cette feuille d'information.

# Posté le mardi 31 juillet 2007 11:44

Modifié le lundi 24 décembre 2007 05:38

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Samedi 1 Octobre - 8h26 – New-York :

___Les rayons du soleil tardaient à percer en cette fraîche matinée de septembre. Un coupé sport noir filait droit sur la 66ème Rue. Au volant, un jeune homme brun d'une trentaine d'années, en costume cravate, introduisait un CD dans son lecteur. Les Fall Out Boy entamaient alors la première chanson de leur nouvel album. Le jeune homme empruntait à présent la 3ème Avenue, tout en ralentissant. Il se gara, remit sa cravate en vitesse et descendit de sa voiture. Un immeuble de taille moyenne se dressait face à lui. A côté de la porte en chêne, une plaque indiquait : « A. Howard & D. Collins – Cabinet d'architecture ». Il poussa ensuite la porte et grimpa directement au deuxième étage. Au bout du couloir, il entra dans un bureau sur la gauche, sans frapper. Une jolie jeune femme triait des dossiers et pianotait sur son clavier, derrière un bureau très design.


- Bonjour Mr Howard, vous avez passé un bon week-end ? demanda-t-elle, souriante.

- Bonjour Lauren, oui, c'était pas mal, merci.



Il ôta son manteau et passa dans une seconde pièce qui ressemblait étrangement à une salle d'attente. Sur la gauche, une grande baie vitrée donnait sur la rue. Au centre de la pièce, des magazines de déco étaient empilés sur une petite table basse. Quelques fauteuils avaient été placés de telle sorte que l'on puisse profiter de cette vue, tout en ayant les magazines à portée de main ainsi que la machine à café à quelques pas. Au fond de cette pièce, une large porte en verre s'ouvrait sur un minuscule couloir avec deux portes. Adam Howard prit celle de gauche et s'affala sur un siège, derrière un bureau imposant. Il desserra sa cravate et fit tourner son siège quelques secondes avant de poser ses pieds sur le bureau.


- Hey, Dan, il faut à tout prix que je te raconte un truc ! cria-t-il. Je suis allé dans le Vermont ce week-end, avec cette fille, Tara. Tu sais ? Celle qui ne me lâche pas d'une semelle... Enfin, bref, c'était ennuyeux à mourir, ça ne vaut même pas le coup d'en parler. Mais par contre, quand je me suis endormi juste après... oui, ok, c'était bien avant la fin mais bon, ce n'était pas de ma faute ! Et bien, pour compenser, j'ai fait un super rêve, et il paraissait tellement vrai ! J'étais avec une petite blonde, très mignonne, dans un vieux manoir de l'époque victorienne, en Angleterre, et...


A ce moment-là, la porte sur la gauche qui n'était alors qu'entrouverte commença à s'ouvrir.


- ... devriez voir avec mon associé, Mr Howard.


La porte était à présent grande ouverte sur une jeune femme blonde serrant la main de Dan Collins, un jeune homme d'une trentaine d'années, aux yeux et cheveux bruns. Leurs visages se tournèrent sur Adam, qui leur sourit, apparemment gêné, tout en enlevant ses pieds du bureau. Dan lui fit un clin d'½il discret et la jeune femme lui sourit également, mais d'un sourire qui voulait dire « J'ai tout entendu ! ».


● ● ●


___Une fois la jeune femme partie, Adam passa la tête dans l'entrebâillement de la porte avant d'entrer dans le bureau de son associé. Il était semblable au sien, spacieux et très bien décoré. Il se laissa ensuite tomber sur le siège, face à son ami, en soupirant.


- Ça alors, dit-il d'un air soulagé. J'ai bien cru mourir de honte !

- Je me doute bien, lui répondit Dan, en riant.

- Mais comment aurais-je pu savoir ? Y'a jamais personne ici, un lundi matin à 8h30 !

- Et bien, cette fois-ci, y'avait quelqu'un ! Au fait, c'est ok pour son chantier ?

- Oui, oui, elle me rappelle quand elle a les clés pour que j'aille visiter les lieux.

- Dis-moi... Ce ne serait pas un manoir par hasard ? lança Dan, en levant les sourcils d'une manière suggestive.



Les deux jeunes hommes éclatèrent de rire et rejoignirent la « salle d'attente » pour boire un café.



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Daniel Collins Adam Brody
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# Posté le jeudi 02 août 2007 04:42

Modifié le lundi 24 décembre 2007 05:40

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Samedi 1 Octobre - 11h43 – New-York :

___« Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie. »
Oui, le premier jour de la nouvelle vie d'Elizabeth... Après avoir longuement étudié la question, elle en avait conclu que ce poste était un véritable cadeau du ciel. Elle savait pertinemment qu'elle devrait tout plaquer et recommencer une nouvelle vie là-bas, à New-York, elle cela l'effrayait. Mais elle avait repensé à ce que lui avait dit son patron et elle était entièrement d'accord : elle n'aurait certainement pas deux fois une telle opportunité. Et elle ne voulait absolument pas rester une simple petite secrétaire toute sa vie, non, ce n'était pas pour cela qu'elle avait étudié la littérature pendant 5 ans à l'université, ni ce dont elle rêvait...



● ● ●


___Elizabeth avait donc accepté le poste, et ce matin, elle avait pris le train direction New-York, tout droit vers une nouvelle vie. Le train venait tout juste d'entrer en gare. Elizabeth se leva et défroissa ses vêtements. Elle sentit quelques raideurs dans ses membres, suite aux longues heures passées assise sur cette banquette, pas très confortable. Elle avait pris un billet en classe économique, pour ne pas gaspiller le peu d'argent qu'elle avait. Elle se faufila jusque dans l'allée et atteignit le porte-bagages. Elle attrapa son sac, le mit en bandoulière et entreprit de sortir du wagon. Les gens se pressaient vers la porte, et enfin, elle sentit l'air extérieur lui caresser le visage. Ce qu'elle vit la laissa sans voix. La gare était immense. Il y avait de nombreux quais, tous alignés, à ciel ouvert. Plus loin, un toit recouvrait ce qui semblait être le hall de la gare. C'était une immense place qui fourmillait de monde. Les passagers étaient reconnaissables à leurs sac-à-dos et autres bagages, tandis que les familles se distinguaient avec une lueur de tristesse dans les yeux. Elizabeth s'imagina une scène d'adieux sur les quais, avec les mouchoirs blancs et les flots ininterrompus de larmes... comme c'était cliché ! Elle avança sur le quai, afin de rejoindre cette grande place. Sur la droite, un café, un fast-food et un kiosque se côtoyaient. A l'opposé, des guichets étaient ouverts, pour toute question ou réservation. Juste à côté, il y avait des portes, qui donnaient certainement sur des bureaux. Enfin, tout au fond, de nombreuses portes en verre, séparées par des baies vitrées, offraient une vue magnifique : New-York. Elizabeth était arrêtée au milieu du quai, subjuguée par la grandeur de cette gare. Un homme d'âge mûr, apparemment pressé la bouscula. Elle sortit de sa rêverie et lui emboîta le pas. Elle aperçut alors un grand panneau où était inscrit le chiffre 9, puis deux petites télévisions avec des horaires de trains. Elle leva la tête et remarqua que le toit de la gare commençait à cet endroit. Elle souffla un grand coup, réajusta son sac sur son épaule et se dirigea tout droit vers les portes de verre : « Salut New-York ! ».


● ● ●


___La jeune femme était essoufflée, elle avait eu tellement peur d'être en retard ! Gracieuse et élancée, elle portait un jean et petit pull gris perle assorti à ses Converses®. Elle tournait sans arrêt la tête, comme si elle cherchait quelqu'un ou quelque chose. Elle repéra sans doute quelque chose au loin puisqu'elle s'éloigna. Elle revint quelques instants plus tard, l'air soulagé et le sourire aux lèvres. Elle s'appuya ensuite sur ce grand pylône, ouvrit son sac cousu main, en sortit un téléphone portable et composa rapidement un numéro. Un homme lui répondit à la troisième sonnerie...


● ● ●


___Elizabeth était maintenant à quelques mètres à peine des portes en verre lorsqu'elle crut reconnaître quelqu'un. Elle secoua la tête et reprit sa marche. Elle ralentit et tourna la tête vers la droite. Elle ne rêvait pas, elle était bien là, adossée à ce pylône, toujours aussi belle et naturelle... La jeune femme la vit et lui fit un petit signe de la main pour lui dire de la rejoindre. Elizabeth n'hésita pas une seconde et courut vers elle.


- ... je dois vous laisser, je vous rappelle plus tard dans la journée. Au revoir, dit la jeune femme juste avant de raccrocher.


Elle rangea son téléphone avec une incroyable rapidité et regarda Elizabeth. Elles se jaugèrent quelques instants et tombèrent dans les bras l'une de l'autre. Elizabeth se dégagea et prit la jeune femme par les épaules.


- Andy, je suis si contente de te voir ! lui dit-elle, tout sourire.

- Moi aussi, Liz, tu ne peux pas imaginer !




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Andrea Green Katherine Heigl
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# Posté le lundi 06 août 2007 11:03

Modifié le lundi 24 décembre 2007 05:41

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Samedi 1 Octobre - 12h21 – New-York :

___Assises à l'étage du McDonald's de la 47ème Rue Est, Elizabeth et Andrea se remémoraient quelques souvenirs tout en mangeant. Elizabeth était affamée mais elle avait opté pour une salade, afin de ne pas paraître pour une goinfre devant son amie. Andrea, toujours fidèle à elle-même, croquait sans honte dans son Big Mac® ; inutile de préciser qu'Elizabeth regrettait son choix à présent... Les deux jeunes femmes s'étaient rencontrées à l'université. Très vite, elles devinrent très amies et partagèrent tout. Mais lorsqu'elles quittèrent l'université, elles ne réussirent pas à tenir la promesse qu'elles s'étaient faite, à savoir, ne pas se perdre de vue. En effet, Elizabeth resta à Detroit, sa ville natale, en espérant y trouver du travail, mais Andrea, qui était plus bohème, décida de partir à l'aventure... Elizabeth se sentait un peu honteuse de ne pas avoir appelé une seule fois son amie en deux ans, mais elle ne voulut pas gâcher cet instant et posa une question qui la turlupinait.


- Au fait Andy, comment as-tu su que j'arrivais à New-York ?

- Oh ! J'attendais que tu me poses cette question, répondit Andrea en posant son hamburger dans la boîte. Récemment j'ai retrouvé des photos de nous à une fête d'étudiants et j'ai repensé à tous les moments qu'on avait passés ensemble. Puis je me suis dit que tu aimerais peut-être avoir cette photo alors j'ai appelé chez tes parents.

- Non ?! Tu rigoles ? s'exclama Elizabeth en posant ses couverts en plastique avec force sur la table.

- Non, non ! Je t'assure ! Et ta mère m'a appris que tu avais déménagé depuis plus d'un an déjà – ce dont je me doutais fortement. Mais avant que je ne puisse dire un mot, j'avais ton numéro de portable au lieu de l'adresse que j'avais l'intention de demander... Bref, je n'ai pas osé t'appeler puis j'ai décidé d'envoyer la photo chez tes parents en me disant qu'ils te la feraient parvenir.

- Ben c'est bizarre ça, je ne l'ai pas cette photo ! déclara Elizabeth, en fronçant les sourcils.

- C'est normal, poursuivit Andrea en farfouillant dans son sac à main. Le courrier m'est revenu quelques semaines plus tard. Apparemment, ta mère n'a pas apprécié... Ah, la voilà, dit-elle en brandissant le cliché et en le tendant à Elizabeth. Et la semaine dernière, j'ai reçu un coup de téléphone. Elle s'était souvenue du courrier et m'a appris que tu allais venir à New-York pour du travail et voilà, je suis là !

- En tout cas, t'as eu du courage pour affronter ma mère ! lança Elizabeth, en riant. Et merci d'être venue, ça me fait super plaisir de te revoir.

- Je ne pouvais décemment pas me défiler, lui répondit Andrea en souriant.



Andrea regarda son hamburger avidement et le reprit entre ses mains. Elizabeth, quant à elle, semblait absorbée par la fameuse photo. Andrea et elle étaient vêtues aux couleurs de leur université et posaient devant la maison du campus où avait lieu la fête. Sur la photo, elles tiraient la langue et Elizabeth se souvint qu'elles avaient terminé la soirée quelque peu éméchées... Elizabeth posa la photo sur la table, l'air nostalgique, et reprit ses couverts pour terminer sa salade.


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___Alors qu'elles s'apprêtaient à partir, Elizabeth se dirigea vers le comptoir le plus proche et demanda un McFlurry® ; tant pis pour son image... Andrea la regarda, l'air amusé puis elles sortirent du restaurant. Andrea proposa alors une ballade à Bryant Park, ce qu'Elizabeth accepta avec enthousiasme. Elle se sentait légère, libre dans cette ville. C'était une sensation étrange, nouvelle pour elle, mais tellement revigorante ! Elle se sentait capable de tout et pensait que tout était possible ici. Andrea, en parfaite new-yorkaise, secoua sa main et héla un taxi. Elles montèrent à bord de celui-ci et indiquèrent leur destination. Le chauffeur était un jeune hindou assez séduisant et avec un accent tout à fait craquant. Les deux jeunes femmes se regardèrent et gloussèrent. C'était comme si elles ne s'étaient jamais quittées, leur complicité était toujours présente : elles n'avaient pas besoin de se parler pour savoir ce que pensait ou ressentait l'autre. Tout à coup, Andrea se redressa et se tourna vers Elizabeth.


- Oh mon Dieu ! s'écria-t-elle. Je me disais bien qu'il manquait quelque chose !

- Quoi ? demanda Elizabeth, surprise.

- Où est Mark ? s'enquit-elle, un brin d'excitation dans la voix.

# Posté le lundi 13 août 2007 13:15

Modifié le lundi 24 décembre 2007 05:42